Six mois pour transformer un pays endormi en réseau vivant. Pas un tableau de bord de plus : un chemin, semaine après semaine, du premier accueil d'été jusqu'au premier mandat signé.
Le groupe acadien arrive. On en fait des ambassadeurs.
Cent dix-huit mille euros à rouvrir, un réseau à bâtir.
Les budgets se ferment au 31 mars. On signe avant.
Avant tout le reste.
Le Canada n'est pas un pays neuf pour nous. Nous y avons des amis, une histoire, et des professeurs qui reviennent. Mais soyons lucides : nous y travaillons en sous-régime depuis des années. La cause n'est pas le marché — il est immense et financé. Elle n'est pas le produit — personne ne fait mieux que nous. La cause, c'est l'absence de quelqu'un sur le terrain pour tenir la relation dans la durée.
Cette feuille de route répond à cela. Elle ne te demande pas de partir à la conquête d'un continent en six mois. Elle te demande trois choses simples, dans l'ordre : accueillir le groupe de l'été comme on accueille des futurs ambassadeurs, rallumer les cent dix-huit mille euros qui dorment déjà dans notre fichier, et poser les fondations d'un réseau — un mandat, quelques ambassadeurs, une première percée institutionnelle.
Le Canada ne se gagne pas en prospectant plus fort. Il se gagne en rouvrant ce que nous avons laissé refroidir, puis en confiant la suite à des gens du pays.
Tu n'es pas seul. Caroline Roux, à Yellowknife, connaît le terrain et nous aide déjà. Un contact actif au ministère de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse nous ouvre la porte du réseau acadien. Et tout ce que tu as besoin de savoir — qui appeler, quand, avec quels mots — est dans le Carnet des Situations et l'Excel maître. Cette feuille, elle, te dit seulement dans quel ordre agir.
Bonne route. — Yann & Renaud
Le départ tient en une phrase : nous vendons sept fois moins que ce qui nous attend déjà. Tes cinq engagements pour le semestre découlent tous de ce constat — d'abord rouvrir, ensuite construire, jamais l'inverse.
Mise à jour chaque vendredi à dix-sept heures. La colonne « ce qui se joue » est l'essentiel ; le reste suit.
| Quinzaine | Ce qui se joue | Livrable attendu |
|---|---|---|
| Juillet | Accueil du groupe acadien à Nice (université d'été). On soigne l'expérience : ce sont nos futurs ambassadeurs. | Bilan d'accueil, témoignages |
| Août | On prépare la rentrée : listes du Top 30, gabarits d'emails, séquençage. Lancement du sondage d'écoute aux treize devis dormants. | Plan de campagne · sondage parti |
| Septembre | La fenêtre commerciale s'ouvre : premiers contacts aux conseils francophones et au Top 30. Mandat de Caroline Roux formalisé. | 40 contacts engagés · mandat signé |
| Octobre | Les séquences avancent : appels aux conseillers pédagogiques, premières visios. Synthèse du sondage. Préparation du congrès. | Restitution sondage · 8-10 visios |
| Novembre | Congrès des professionnels de l'immersion à Saint-Jean (12-14). Rendez-vous ciblés, dont le ministère néo-écossais. Suivi à 72 h. | 6+ contacts qualifiés · devis envoyés |
| Décembre | Bilan du semestre, préparation des dossiers de bourses de janvier, plan du premier semestre 2027. | Bilan · feuille de route janv.-juin |
On vend à l'automne (les budgets sont frais, l'été suivant se construit). On conclut avant le 31 mars (clôture budgétaire des conseils). On accueille l'été. Et on utilise les deux vagues de relâche de mars — début mars au Québec et au Nouveau-Brunswick, mi-mars ailleurs — pour des séjours d'élèves hors-saison.
C'est l'enjeu de fond. Deux figures, deux rôles complémentaires : le mandataire porte la vente et touche une commission ; l'ambassadeur porte la prescription et reçoit, en retour, une à deux semaines de cours et d'hébergement offerts à Nice. L'un fait signer, l'autre fait connaître. Les deux sont indispensables.
Petit fixe, l'essentiel à la vente. Priorité : un profil de l'éducation acadienne dans l'Atlantique, puis un profil tourné vers les écoles privées de Toronto.
Rémunéré en avantages Francophonia. Cible : nos anciens professeurs venus en formation, Marie-Andrée Laflamme côté acadien, et les relais du conseil scientifique.
Caroline Roux au nord, le ministère néo-écossais à l'est. Ils n'achètent pas : ils ouvrent des canaux. À traiter avec patience et reconnaissance.
30 septembre — mandat de Caroline Roux formalisé. 31 décembre — un mandataire de l'Atlantique recruté, quatre ambassadeurs activés. 31 octobre — missions du conseil scientifique cadrées. Premier trimestre 2027 — un second mandataire vers l'Ontario et les écoles privées.
Le mandat n'est pas une délégation lointaine. C'est une autre forme de présence : quelqu'un du pays qui parle à ses pairs, là où nous ne serons jamais.
Le groupe acadien devient ambassadeur. Le sondage part. La campagne se prépare.
118 k€ à rouvrir. 40 contacts. Mandat nord signé. Restitution du sondage.
Congrès, devis, closing. Un mandataire Atlantique. Quatre ambassadeurs.
« On rouvre avant de prospecter. On écoute avant de proposer. Et on confie le pays, peu à peu, à ceux qui y vivent. »